Publications scientifiques

Travaux de publications réalisés parle Biologiste Directeur du laboratoire avec son équipe, collaboration avec d’autres Biologistes.

Résistance bactérienne et infections nosocomiales

Après plusieurs années d’utilisation anarchique des antibiotiques, nous rentrons dans une période de risque d’impasse thérapeutique et de pénurie, avec l’apparition de bactéries résistantes aux dernières classes d’antibiotiques disponibles dans l’arsenal thérapeutique que sont les carbapénemes et les glycopeptides [Rasheed JK et al, 2013] [Moquet O et al, 2009]. Les scientifiques s’associent à l’initiative de l’OMS qui appelle à la mise en place d’actions urgentes et vigoureuses : développement de nouvelles molécules, protection des antibiotiques et lutte contre la diffusion de la résistance en passant par la surveillance.
La surveillance de la résistance aux antibiotiques fait partie intégrante de la politique de lutte contre la résistance et du bon usage des antibiotiques. Elle est récemment devenue réglementaire et est fortement conseillée pour tous les établissements de santé en France [HAS, 2008] [Circulaire, DHOS 2002].
L’acquisition des gènes de résistances se fait le plus souvent par des transferts, d’une bactérie à une autre, par l’intermédiaire d’éléments mobiles (plasmides, transposons), sans barrière d’espèces ou de genre. La dissémination de ces bactéries résistantes aux antibiotiques, dont la sélection est favorisée par la pression antibiotique, se fait dans le milieu hospitalier mais aussi communautaire. En milieu hospitalier, cette transmission est appelée nosocomiale et est secondaire au manu-portage des bactéries par le personnel soignant et au manque d’hygiène en général, notamment dans les hôpitaux des pays en voie de développement (PVD). Les infections nosocomiales touchent environ 5 à 10% des patients dans les pays industrialisés (2 millions de patients par an aux USA et cela a représenté 88 000 morts en 1995, pour un coût allant de 4,5 à 11 milliards de dollars) [www.ced.gov 2008]. Leur impact est important, sur le plan sanitaire (contribution à l’augmentation de la morbidité et de la mortalité) comme sur le plan économique (les IN consomment à elles seules 15 à 20% des dépenses hospitalières) [PRONALIN, 2008].
Enfin, puisque la maitrise des résistances passe non seulement par la lutte contre la dissémination des souches résistantes et des supports moléculaires de résistance (lutte contre la transmission croisée des souches : hygiène hospitalière), mais aussi par la diminution de la pression de sélection (bon usage des antibiotiques), les données de la résistance doivent être confrontées aux données de consommation des antibiotiques aussi bien en milieu hospitalier qu’en milieu communautaire [ONERBA, 2008].

  • Dr Omar AROUNA

29 Mars 2015

Le Pro-PSA et l’index Phi

Depuis plusieurs décennies, le dosage du PSA total et la fraction libre représentent les paramètres de choix de dépistage des adénomes bénignes et/ou cancer de la prostate.
Le [-2]proPSA est une isoforme du PSA, presqu’exclusivement exprimée par les cellules de cancer de la prostate (contrairement au PSA total).
Le calcul de l’index Phi, fondé sur les mesures sériques de [-2]proPSA, PSA total et PSA libre fournit une probabilité de risque d’avoir une biopsie positive : plus l’index phi est élevé et plus le risque d’avoir un cancer de la prostate est important. De plus, la valeur du Phi semble corrélée au score de Gleason.
En pratique, chez des hommes ayant une valeur sérique de PSA total comprise entre 2 et 10 ng/ml (standard Hybritech), il pourra être décidé, en fonction de la symptomatologie et des valeurs du Phi :
une simple surveillance pour un Phi bas ou modérément élevé, permettant de s’affranchir de biopsies « inutiles » et de leurs conséquences ;
le recours à l’imagerie et à une prise en charge adaptée, chez les patients ayant un Phi élevé.
De plus, le Phi peut s’élever plusieurs mois avant la déclaration d’un cancer de la prostate à un stade avancé, alors même que le toucher rectal est négatif et le PSA total < 4 ng/ml : le Phi remplacera -t-il le PSAt ? Des études sont en cours
Donc ce nouveau marqueur sérique avec le calcul du Phi qui lui est associé semble prometteur dans la détection précoce des cancers agressifs de la prostate, dans la réduction des actes de biopsie, et dans le suivi des patients.

  • Dr Omar AROUNA

26 Février 2015

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